Intervenant lors du sommet, Karima Benyaich a souligné les avancées concrètes réalisées par le Maroc dans le domaine du numérique, notamment la modernisation des infrastructures technologiques et le déploiement de stratégies nationales de cybersécurité. Ces efforts ont permis au Royaume de se hisser au 34ᵉ rang mondial selon le Global Cybersecurity Index, consolidant ainsi son leadership en Afrique.
L’ambassadrice a rappelé que ces réformes ont renforcé l’attractivité du Maroc auprès des investisseurs internationaux, grâce à une vision stratégique visant à assurer stabilité politique et sécurité juridique, piliers essentiels du développement économique. Elle a également mis en avant les performances sectorielles du Royaume, qui figure parmi les principaux producteurs mondiaux d’automobiles et occupe une place notable dans l’aérospatial et les industries de défense. Le Maroc est ainsi le premier investisseur en Afrique subsaharienne et le deuxième sur le continent.
Mme Benyaich a toutefois insisté sur les défis que posent les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle, soulignant la nécessité d’une coopération internationale et de politiques publiques adaptées. Elle a plaidé pour une utilisation éthique et responsable de ces outils, tout en rappelant l’importance du rôle de l’État dans l’accompagnement de cette transition.
Soulignant l’identité marocaine fondée sur l’ouverture et la tolérance religieuse, elle a rappelé le rôle de Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, comme garant de la liberté de culte, traduisant une coexistence harmonieuse au sein du Royaume, et faisant du Maroc un pont entre l’Occident et le monde arabo-musulman.
À cette occasion, l’ambassadrice a reçu une distinction en reconnaissance de l’engagement du Maroc dans la transformation digitale et la cybersécurité, valorisant la vision stratégique royale et les réformes mises en œuvre pour positionner le Royaume comme un hub technologique de référence.
Pour sa part, le vice-président de l’Union internationale des magistrats (UIM), Mohamed Redouane, a rappelé l’importance stratégique de moderniser la justice à l’ère du numérique. Il a souligné le rôle clé de la justice dans la sécurité juridique face à la cybercriminalité, en insistant sur l’indépendance, la célérité et l’adaptation de l’appareil judiciaire aux nouvelles technologies.
Le sommet a réuni des responsables judiciaires, des régulateurs et des représentants institutionnels, notamment d’Amérique latine, afin de débattre de l’intégration des nouvelles technologies dans la justice, de la gouvernance technologique, de la régulation digitale et de la lutte contre la cybercriminalité.


